Dynamiques de groupe et dynamiques tribales…
contre développement personnel et détribalisation.

Totem et tabou

Sigmund Freud

Février 2005

Première édition en 1912-13

Cette page est une ébauche qui sera progressivement complétée

Posté le 10 nov 2008
Dernière modification le 15 novembre 2008

Quatrième de couverture :

“ Un jour, les frères chassés se sont réunis, ont tué et mangé le père, ce qui a mis fin à l’existence de la horde paternelle “. Freud résume ainsi le grand “ mythe scientifique “ qu’il a construit pour expliquer la naissance de l’humanité.

Présentation de l‘éditeur

S’appuyant sur un matériel anthropologique, linguistique, clinique, Freud cherche à comprendre ici la psychologie collective à l’aide de la psychanalyse. Le primitif, l’enfant et le névrosé sont les sujets de l’interprétation psychanalytique, qui devient par la virtuosité de Freud une théorie générale de l’humanité.

Quatrième de couverture et commentaire sur une précédente édition

Quatrième de couverture :

Un jour, les frères… A l’origine du lien social, ce jour-là : les frères se coalisent pour mettre fin à la tyrannie du père de la horde primitive, un chef qui détient tous les pouvoirs et se réserve la jouissance des femelles ; ils le dévorent et chacun d’eux, par ce festin cannibalique, s’approprie une partie de sa puissance. Une alliance entre semblables, un crime collectif, une grande fête, tel serait notre commencement, tel serait le fondement de la société humaine. “ Au commencement était l’acte. “ Et quel acte ! Après quoi s’instaure la culpabilité face au père mort, avec son corollaire : la vénération du totem ou du dieu. Après quoi prédomine l’horreur, le tabou, de l’inceste – l’horreur, pas seulement l’interdit -, avec sa conséquence, l’exogamie. Un mythe, cette thèse scandaleuse que Freud, après une longue enquête menée avec passion à travers la littérature ethnologique de l‘époque (Frazer entre, beaucoup d’autres), énonce dans le dernier des quatre essais de Totem et tabou ? Un mythe, un roman des origines ou bien la révélation, difficile à admettre, au point d‘être refoulée, que toute société repose sur un crime commis en commun et ne se maintient dans sa cohésion que par lui ? Cette traduction, remarquablement précise et annotée, est précédée d’une importante préface de François Gantheret qui Montre comment Totem et tabou fut pour son auteur lui-même, à bien des égards, un acte. Loin d‘être, comme on l’a soutenu, “ une application médicale de la psychanalyse à l’anthropologie “, il constitue un moment décisif dans l’auto-analyse de Freud et l’histoire du mouvement. Notre édition comporte aussi la brève et très personnelle préface rédigée par Freud à l’occasion de la traduction de son livre en hébreu. “ L’auteur, y lit-on, qui est totalement détaché de la religion de ses pères, n’a pourtant jamais renié l’appartenance à son peuple. “

Commentaires :

Quelle est l’origine de la société humaine et de ses lois ? En entreprenant de répondre à cette question radicale, Freud, dans Totem et Tabou, paru en 1913, ne fait oeuvre ni d’historien, ni d’anthropologue ; il renoue à sa façon avec la logique du mythe qui, à travers le récit naïf d’un temps originaire, met en scène les fantasmes inconscients de l‘âme collective.

Le point culminant de l’ouvrage est l’hypothèse du meurtre du père primitif. À l‘époque archaïque, les hommes vivaient en petites hordes, chacune gouvernée par un mâle vigoureux, possédant toutes les femmes du groupe. Il vint un jour où les fils se rebellèrent contre ce despotisme sexuel, tuèrent le père et le dévorèrent. De ce meurtre fondateur naquirent la culpabilité, le totem et les tabous, la loi.

Freud sait ce que ce récit doit à ses propres fantasmes ; mais la valeur de cette rêverie, très documentée scientifiquement, tient à ce qu’elle révèle de la structure de l’imaginaire social. La preuve de la pertinence de l’hypothèse freudienne ne réside-t-elle pas dans la séduction qu’elle continue d’exercer aujourd’hui encore ?

Emilio Balturi

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