Dynamiques de groupe et dynamiques tribales…
contre développement personnel et détribalisation.

Jack Baillet

Cette page est une ébauche qui sera progressivement complétée

Dernière modification le 18 mars 2010

Morceaux choisis

Bibliographie

  • Précis de physiologie humaine
    Avec Erik Nortier – Préface de Roger Guillemin

Biographie

(extraite du dossier de presse du livre De retour de Babel)

Un curriculum vitae baroque pour présenter un futur classique: De retour de Babel.

Parcours :
. Docteur en Médecine, 1944
. Docteur ès Sciences d‘État (physiologie générale, chimie biologique, biologie générale), 1956
. Agrégé de Médecine, 1966
. Titulaire du certificat d‘études supérieures de 3e cycle de physiologie cellulaire de la Faculté des Sciences de Paris
. Diplômé de bactériologie, hématologie, anatomo-pathologie, médecine du travail de la Faculté de Médecine de Paris
. Titulaire du certificat d’enseignement aux utilisateurs de radio-isotopes du CEA.
. Ex-chef du service des explorations fonctionnelles de l’hôpital Broussais (département médecine nucléaire, radio-immunologie, électroencéphalographie)
. Engagé volontaire en 1944 pour la durée de la guerre. Médecin-capitaine de réserve.

Né au lendemain de la Grande Guerre dans une famille d’artisans du bâtiment d’un petit village picard broyé lors de la dernière offensive de 1918, Jack Baillet suit une trajectoire scolaire sans heurt qui le mène de l‘école primaire du lieu au lycée de la petite ville voisine. Les baccalauréats obtenus, l’aide de sa famille lui permet de mener à bien des études de médecine à Paris. Interne des hôpitaux de Paris, dès lors autonome financièrement, il a la patience, avec la complicité généreuse d’une épouse médecin, de préparer une licence à la Sorbonne finalement complétée par un doctorat ès Sciences. Après quelques années de pratique de la médecine clinique de ville à Paris, avec ses urgences, la collection de ses parchemins rend possible son accession à la vie agréable de chef du service de médecine nucléaire qu’il a créé avec le diplôme du CEA, et de professeur de physiologie dans un CHU parisien. En 1992, le millier de pages d’un Précis de physiologie humaine complété par un tome de figures de six cents pages, conçu avec l’aide d’Erik Nortier et signé avec lui, remporte un beau succès et constitue la conclusion de cette activité d’enseignant.

La banalité du cursus d’un “bon élève” style IIIème République est pimentée par l’explosion scientifique et technique qui, depuis l’année 1938 où Jack Baillet s’engage sur la voie de son métier de médecin jusqu‘à aujourd’hui, a totalement bouleversé la biologie (avec les spectaculaires avancées de la biologie moléculaire en particulier), le diagnostic (avec les dosages sanguins et l’imagerie non invasive), la thérapeutique (de plus en plus souvent efficace mais au maniement pointu), la neuropsychiatrie et les “sciences humaines” (grâce au développement révolutionnaire des neurosciences). L’ensemble constitue un régal pour le praticien nécessairement curieux et remis en question en permanence, pour l’opératif qui ne peut utiliser le principe de précaution pour se réfugier dans la procrastination, et doit, sans cesse, “se recycler” en pratiquant une médecine basée sur des preuves.

Tout au long de sa longue trajectoire existentielle, Jack Baillet a eu l’occasion d’observer avec la curiosité d’un agnostique non engagé les hommes et les femmes des milieux les plus divers. Fils d’une famille mi-catholique, mi-protestante, lycéen six mois en Allemagne nazie, en relation avec les mandarins de la Sorbonne et de la Faculté de Médecine, amené à soigner les patients d’un dispensaire de la banlieue communiste ou des notables du XVIe arrondissement, en contact avec des médecins et des biologistes américains par la littérature et l’amitié (Roger Guillemin, prix Nobel, a donné une préface au Précis de physiologie humaine), confronté, comme conseil scientifique dans une firme pharmaceutique aux problèmes de l’innovation, Jack Baillet a vu singulièrement entamés les alibis que donnent les titres, les certitudes qui ressortent des croyances, le confort que donne le travail par délégation.

Stimulé par la logorrhée de mai 68, il a commencé à réunir un certain nombre de faits et de réflexions autour de deux axes : les fatalités secrètes de l’appartenance tribale, les réalités frustrantes de la détribalisation. Le Primate humain, un virtuose toujours reconditionné sur le registre cognitif-opératif, reste, sur les registres viscéro-somatique et sexuel-tribal proche de ses cousins animaux. À la fin du XVIIIe est née ce que l’on peut appeler la triade transatlantique associant les Lumières (basées sur l’expérience et non sur le seul logos), les Droits de l’Homme, c’est-à-dire ceux de l’individu ; et le libéralisme économique où l’on ne peut forcer personne à vendre ou à acheter s’il ne le désire pas – en liant la position dans la société au savoir faire. Si l’on ajoute la contraception qui rend les femmes libres, c’est un bouleversement radical, et probablement inéluctable, des privilèges d’hommes satisfaits dans et par leur art de la palabre.

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