Dynamiques de groupe et dynamiques tribales…
contre développement personnel et détribalisation.

Influence sociale

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qui sera progressivement complétée.

Première publication le 15 novembre 2008

Dernière édition le 29 juin 2009

Définition de F. Askevis-Leherpeux1

Désigne la modification entraînée dans les jugements, opinions et attitudes d’un individu par le fait de prendre connaissance de ceux d’autrui. Elle qualifie classiquement les trois types d’effets suivants :

  • 1. la normalisation (M. Sherif) ou convergence des jugements individuels vers une norme de groupe ;
  • 2. le conformisme (S. Asch) ou acceptation du point de vue de la majorité ;
  • 3. l’innovation (S. Moscovici) ou influence exercée par une minorité active, c’est-à-dire cohérente et persévérante.

D’abord considérée par certains comme le résultat d’un processus individuel de suggestibilité, l’influence sociale est désormais considérée comme un cas particulier d’interaction sociale. Certaines théories l’interprètent en termes d’apprentissage imitatif ou vicariant. D’autres l’envisagent d’un point de vue motivationnel : l’acceptation du point de vue d’autrui serait soit une réponse à des besoins affectifs (besoins d’affiliation ou d’approbation) ou cognitifs (tel le besoin de cohérence évoqué dans la théorie de la dissonance cognitive), soit une conduite instrumentale prenant en compte les coûts et les gains attendus de l’accord social. D’autres enfin se rattachent à la tradition gestaltiste et l’expliquent par la mise en oeuvre des activités cognitives que déclenche le désaccord avec autrui.

1 Source : Dictionnaire de psychologie, sous la direction de Roland Doron et Françoise Parot

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