Dynamiques de groupe et dynamiques tribales…
contre développement personnel et détribalisation.

L’Etat de droit

Cette page du glossaire est une ébauche
qui sera progressivement complétée
et modifiée.

Première publication le 15 juin 2010

Dernière édition 17 juin 2010

Les grandes lignes :

Etat de droit ou état de droit ?

Pour les partisans d’une notion d’état de droit, avec un “é” minuscule, l’argument est que la majuscule, ou le fait de parler ici de l’Etat, provoquerait un risque de confusion pouvant conduire à présenter l’Etat comme une source de Droit, c’est-à-dire comme une source pour des droits fondamentaux tels que ceux découverts dans la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen. En effet, les droits fondamentaux qu’elle contient ont été découverts et non créés, c’est d’ailleurs pourquoi on parle de déclaration: on déclare ce qui existe déjà.

Le problème est que si l’on s’en tient à une définition avec un “é” minuscule, on passe à côté de l’opposition qu’offre la notion avec un “E” majuscule, et cela peut conduire à parler d‘état de droit là où le droit fait autorité, sans s’interroger sur le type de droit appliqué1.

Or on parle d’Etat de droit, avec un “E” majuscule cette fois, par opposition à l’Etat despote, pour reprendre la formulation de Bandine Kriegel2. Avec cette approche, l’Etat de droit correspond à la République elle-même, dans son opposition à une approche impériale, c’est-à-dire fondée sur le recours à la violence plutôt que sur le droit dans la résolution des conflits.

Tentative de définition (temporaire)

L’Etat de droit, c’est tout simplement la République (dans une forme détribalisée), c’est-à-dire :

  • L’isonomie (égalité en droit) à commencer par l’universalisme de l’égalité en droit devant des droits fondamentaux tels que découverts dans la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen,
  • La République par opposition à l’Empire, soit le recours au droit (tel qu’évoqué ci-dessus) plutôt qu’à la violence dans la résolution des conflits.

En une phrase, L’Etat de droit c’est l’autorité des droits de l’individu

Son contraire est l’anomie, ou absence de normes, que l’on peut définir comme le règne de l’arbitraire – puisque qu’il peut y avoir anomie de fait si des normes existantes sont soit bafouées soit modifiées selon le bon vouloir du prince.

Notes et références

1 Voir les critiques énoncées sur wikiberal.org

2 Source : Bandine Kriegel ; L’Etat et les Esclaves

Voir aussi

Liens externes

Article(s) Wiki

(au 15 juin 2010)

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