Dynamiques de groupe et dynamiques tribales…
contre développement personnel et détribalisation.

Une nouvelle genèse. Des mystères moins opaques. L’illusion évanouie

Extraits du chapitre II du livre
De retour de Babel : Une histoire biosophique de l’humanité

Jack Baillet, Jean-Paul Demarez et Erik Nortier

Editions Estem – 20 janvier 2004

(…)

La mise à l‘épreuve: la sélection par la vie.

Ainsi le nouveau génome, apparu au hasard à partir d’un génome existant, habillé grâce à la construction embryologique d’un phénotype viable qui peut le porter et le transmettre, est, en fin de compte, dans une niche donnée, à un moment donné, trié par le comportement du phénotype. Or Darwin, dans un livre publié en 1872, à la fin de sa vie, L’expression des émotions chez l’Homme et les animaux va insister sur le rôle neurosomatique des comportements. Il affirme “l’action directe du système nerveux sur le corps, indépendamment de la volonté et indépendamment, pour une large part, de l’habitude”. Les “actions expressives” qui représentent un fantastique moyen d’expression chez les hommes et tous les animaux pour communiquer entre membres d’une espèce ou entre mère et enfants n’ont pas été apprises. Elles sont héritées, sous la dépendance de programmes primaires mis en place par le génome dira Edelmann un siècle plus tard. Ainsi “le jeune et le vieux, de races fort différentes, l’Homme comme les animaux, expriment le même état d’esprit par les mêmes mimiques”. Quand le sélectionneur trie des aspects, il sélectionne des comportements et des gènes, à la fois une morphologie et un caractère, aboutissant au labrador ou au pit-bull.

Dans la nature, c’est le comportement lui-même qui rend possible la continuation des gènes qui l‘établissent.

La vie apparaît dans la figure qui rassemble cycle et progression, dans ce mouvement épicycloïde longtemps inclassable pour une espèce donnée, où un génome du présent s’habille du phénotype qui, par son comportement adapté, survit assez longtemps pour reproduire et continuer l’espèce. Ainsi tout nouveau génome doit coder non seulement une organisation physiologique viable qui sera nécessairement liée à celle du génome ancestral, mais aussi une construction du cerveau assurant à l’espèce qu’il anime un bon mode d’emploi de la niche, pour que la survie des individus soit possible, et un bon emploi de la sexualité et de l’organisation du groupe, pour que l’espèce puisse continuer.

(…)

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