Dynamiques de groupe et dynamiques tribales…
contre développement personnel et détribalisation.

Psychanalyse des contes de fées

Bruno Bettelheim

Première édition en 1976

Cette page est une ébauche qui sera progressivement complétée

Dernière modification le 16 novembre 2008

Quatrième de couverture :

Présentation de l‘éditeur

En reprenant cette citation, Bruno Bettelheim souligne à quel point le grand romancier avait compris l’importance capitale du conte de fées et le charme qu’il exerce sur nos premières années. Cette imagerie, mieux que tout le monde, “ aide l’enfant à parvenir à une conscience plus mûre, afin de mettre de l’ordre dans les pressions chaotiques de son inconscient “. Tel est en effet le postulat de ce livre majeur où Bettelheim nous éclaire sur la fonction thérapeutique des contes de fées sur l’enfant et l’adolescent jusqu‘à la puberté. Bien loin – contrairement à une idée reçue – d‘être traumatisés, les jeunes auditeurs et lecteurs reconnaissent dans l’histoire une situation inconsciente \; ils y découvrent les épreuves à venir \; le Roi et la Reine sont les “ bons “ parents, la marâtre, la sorcière, l’ogre étant les images fantasmatiques des parents méchants et frustrants. Mais tout finit bien, par le succès et le réconfort : en s’identifiant au héros ou à l’héroïne, l’enfant exige cette fin heureuse, synonyme pour lui du bonheur possible. Grâce à cet ouvrage, illustré d’exemples d’un patrimoine sans âge, des Mille et Une Nuits aux frères Grimm, de Cendrillon à Blanche-Neige et à La Belle au bois dormant, nous n’avons plus le même regard sur ces contes de fées qui offrent à l’enfant une chance de se comprendre mieux au sein du monde complexe qu’il va devoir affronter. Psychanalyse des contes de fées est un best-seller international et l’un des grands succès de la collection “ Réponses “, où a été publiée une grande part de l‘œuvre de Bruno Bettelheim, notamment Les Enfants du rêve, Le Cœur conscient, Dialogues avec les mères, Un lieu où renaître, Pour être des parents acceptables, Freud et l‘âme humaine…

Commentaires

Qu’est-ce qu’un conte ? Bruno Bettelheim, psychiatre d’enfants, y voit un rite de passage entre l’univers de l’enfance et le monde des parents. L’intérêt que les enfants portent à ces récits, les affects qu’ils éprouvent à leur lecture, prouvent que ces histoires sont pour eux affaire sérieuse. Le conte aide les enfants à donner du sens à leur vie : il formule à sa façon ce qui, du monde des adultes, leur échappe et les intriguent. La simplicité des situations et des personnages (bon/méchant, enfant/parent, héros/ennemi…) offre à l’imaginaire infantile des repères faciles pour reproduire, à quelques simplifications près, des pensées ou des sentiments qui ont été réprimés dans la vie réelle.

Bettelheim retrouve dans le matériel des contes de fées les grands thèmes analytiques : “Les trois petits cochons” mettent en scène l’opposition entre le principe de plaisir et le principe de réalité ; Blanche-Neige se rattache aux conflits oedipiens ; La Gardienne d’oies, rapporté à l’interdit de l’inceste, indique la voie vers l’autonomie, etc.

Des analyses qui vous feront relire autrement les contes de votre enfance ! —Emilio Balturi

Biographie de l’auteur

Biographie de l’auteur, par Psychonet.fr

Pendant la guerre, Bruno Bettelheim connut l’expérience des camps de concentration durant environ un an, ayant été déporté aux camps de Dachau puis vers celui de Buchenwald. Cette expérience le marqua profondément et, fort de ses acquis théoriques, il tira de ce traumatisme une étude psychologique intitulée : “Comportement individuel et comportement de masse en situations extrêmes”. Ce texte fut d’un tel intérêt que le général Eisenhower fit lire cette étude à tous les officiers de son armée pour les sensibiliser à ces questions.

Il émigre aux Etats-Unis en 1939, alors que la guerre éclate en Europe. Il arrive à Chicago où il va enseigner la Psychiatrie et la Psychologie dans le milieu universitaire. C’est alors qu’il va être amené à diriger à partir de 1944 un des instituts de l’Université de Chicago : l’Institut Sonia Shankman. Plus tard, cet institut deviendra la célèbre Ecole orthogénique de Chicago, centre d’accueil pour enfants autistes ou atteints d’autres troubles graves de la personnalité. Bettelheim y développe un accueil chaleureux des enfants, invitant ses équipes soignantes à leur proposer une entière disponibilité, une relation thérapeutique emprunte d’affection autour d’un réel désir de donner à ces enfants la possibilité de se remettre en contact avec le monde.

Cet accueil va durer pendant près d’une trentaine d’années, et tout au long de cette expérience, Bettelheim rédigera de nombreux ouvrages, visant principalement à mieux faire connaître le monde de l’autisme. Puis, il quitte Chicago pour aller s’installer sur la côte ouest des Etats-Unis et se consacre à l‘étude des rapports mère-enfant. Il rédige son célèbre ouvrage sur La Psychanalyse des contes de fées, y expliquant comment, à travers des contes racontés de générations en générations, les enfants peuvent trouver un espace d’apprentissage de leurs conflits psychiques et de leurs issues.

Vers la fin de sa vie, Bruno Bettelheim réalisa une série d‘émissions télévisées, visant à informer et sensibiliser le public aux différentes problématiques qu’il a pu étudier tout au long de sa vie : autisme, enfants des Kibboutz, les contes de fées et surtout, l’accueil et la prise en charge des enfants en détresse psychique. Ces émissions ont ainsi largement contribué à mieux faire connaître l’oeuvre et les idées de ce thérapeute au grand coeur, qui décédera en 1990.

Table des matières

(en préparation)

“Boucle d’Or et les Trois Ours”

Dessin de Pat Larcenet
paru dans Ni Dieu, ni maître, ni croquettes

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