Dynamiques de groupe et dynamiques tribales…
contre développement personnel et détribalisation.

La Défaite de la pensée

Alain Finkielkraut

Gallimard – janvier 1987

Cette page est une ébauche qui sera progressivement complétée

Dernière modification le 10 nov 2008

Quatrième de couverture :

Présentation de l‘éditeur

(Collection Folio)

Malaise dans la culture. Car la culture, c’est la vie avec la pensée. Et on constate aujourd’hui qu’il est courant de baptiser culturelles des activités où la pensée n’a aucune part. Des gestes élémentaires aux grandes créations de l’esprit, tout devient ainsi prétendument culturel. Pourquoi alors choisir la vraie culture, au lieu de s’abandonner aux délices de la consommation et de la publicité, ou à tous les automatismes enracinés dans l’histoire ?

Certes, nul ne sort plus son revolver quand il entend le mot « culture ». Mais, champions de la modernité ou apôtres de la différence, ils sont de plus en plus nombreux ceux qui, lorsqu’ils entendent le mot « pensée », sortent leur culture.
Une question simple est à l’origine de ce livre : comment en est-on arrivé là ?

Commentaires “amazon”

- Paul Klein

Alain Finkielkraut est un “mécontemporain”, pour reprendre le qualificatif que Péguy s’attribuait à lui-même. Ce philosophe, pourtant médiatique, ne pense que contre l’air du temps.

L‘époque tient pour suspecte toute conviction forte et tout jugement de valeur qui prétend se fonder sur des critères universels. Tintin vaudrait bien Balzac ; les tags autant que Picasso. Toute hiérarchie serait discutable. Valoriser une opinion plus qu’une autre serait lui manquer de respect.

Contre ce relativisme ambiant, qui détruit les fondements du débat démocratique, Finkielkraut rappelle, fidèle à l’héritage des Lumières, l’existence de valeurs universelles. C’est la reconnaissance de valeurs communes, valables quelles que soient les particularités de chacun, qui fonde l’appartenance à la nation française, en son principe universaliste. Les progrès du relativisme, faisant le lit de revendications particularistes, menacerait son unité.

La thèse est claire. Reste à savoir si elle est éclairée ou seulement alarmiste.

- Idées clés, par Business Digest

Au concept de Raison universelle s’oppose celui de Volksgeist (littéralement en allemand «volonté du peuple», par extension «génie national»).
Né en réaction aux idées des Lumières, le concept de Volksgeist a peu à peu envahi la pensée, pour aboutir à la défense du relativisme absolu. Il n’y a pas de progrès vers plus de raison ou plus d’humanité. Toutes les cultures se valent. Chaque peuple a sa façon de faire et cela ne peut se juger.
L’Occident doit combattre son ethnocentrisme.
Les valeurs des philosophes des Lumières ne sont finalement que l’expression d’une culture particulière. Les droits de l’homme ne sont pas universels, puisque l’universel n’existe pas. Toute tentative d’imposition des droits de l’homme à d’autres cultures est donc la preuve d’un nouvel obscurantisme : l’ethnocentrisme, nouveau péché capital.
La vie «avec la pensée» a disparu de nos sociétés.
Puisqu’il n’y a plus de hiérarchie dans les valeurs, la pensée n’est plus délimitée. On ne sait plus de qui émane la pensée, on ne sait pas s’orienter vers ce qui serait le bien. Nous n’avons plus rien à opposer à la barbarie, par crainte de devenir barbares nous-mêmes.

Table des matières

(en préparation)

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